L’Honoré Magazine a testé la classe affaire « Madras » du vol Fort-de-France – Paris de 18h25 de la compagnie française Air Caraïbes, spécialiste de l’Outre-mer.
Par Frédéric Edmond
Depuis un quart de siècle, Air Caraïbes demeure l’une des spécialistes des Antilles et de l’Outre-mer. Cette compagnie du groupe Dubreuil dessert aujourd’hui 14 destinations et s’appuie sur une flotte moderne de 14 appareils : 7 A350, 3 A330 et 4 ATR 72. Classée 16e meilleure compagnie du monde en 2025 et première compagnie française du classement « World’s Best Airlines », Air Caraïbes opère 11 vols directs hebdomadaires entre Paris-Orly et l’aéroport de Martinique Aimé Césaire à Fort-de-France.

L’Honoré Magazine a choisi le vol de 18h25, permettant de profiter d’une journée de travail sous le soleil antillais et de bénéficier de la nuit dans l’avion, à la faveur de la classe affaire « Madras », avant l’arrivée à Paris peu après 7 heures du matin.
Dans cet aéroport de Martinique, Air Caraïbes est chez elle et le voyageur trouve facilement ses comptoirs d’enregistrement. Pour les vols internationaux à fort remplissage, le voyageur « Madras » évite les longues files grâce à un comptoir dédié, lui permettant d’arriver en dernière minute. Le contrôle sûreté, dans la foulée, s’est révélé des plus rapides grâce au coupe-file destiné aux voyageurs « business ». Une fois franchi, le salon VIP, ouvert en 2009 et exclusivement dédié aux passagers « Madras » ou munis d’un « pass-lounge », offre un sas de repos accueillant à proximité des portes d’embarquement.

Pour ce vol de 18h25, Air Caraïbes opérait avec un A350-1000 de dernière génération. Cet appareil bénéficie d’une cabine affaires réaménagée et bénéficiant d’une décoration florale bienvenue : ici, la « Madras » dispose de 24 sièges coques électriques en velours avec repose-tête en cuir, configurés en 2-2-2. Chaque duo de sièges est aménagé en épi, de sorte que les passagers côté couloir se tournent légèrement le dos, pour une plus grande intimité. Larges et spacieux, les rangements à bagage disponibles pour chaque siège permettent une installation facile et confortable.
Lors de son installation, le voyageur en classe affaires est accueilli par un équipage disposant d’une hôtesse dédiée, et se voit proposer immédiatement un verre d’accueil : champagne (R. Dumont & Fils, cuvée Tradition), jus de fruit, boisson chaude, ou spiritueux à discrétion.

Bagages rangés, il est temps de prendre possession de son siège. La nouvelle « Madras », légèrement différente de la configuration proposée sur l’A330, dispose de sièges dont l’assise de 48 cm et l’espacement de 155 cm entre les rangées assure un réel confort. Cet espace de 155 cm trouve son allonge sous la coque du siège de devant, permettant, en mode nuit, de profiter d’un lit complet. Un large coussin permet de peaufiner l’assise. Là, le passager dispose d’un écran de 43 cm, installé sur le dos de la coque située devant, avec télécommande située sur le côté. Bien entendu, le siège bénéficie de multiples réglages électriques. Une tablette, pour la presse numérique, est distribuée à la demande.
Sur le vol de 18h25, le dîner est servi dès la montée achevée. Il est précédé par le service d’une serviette oshibori chaude, légèrement parfumée, et d’un apéritif (ti-punch, choix varié de rhums et autres spiritueux, jus de fruits frais…). Le service se fait à la nappe, et débute par une mise en bouche de type « petits fours » (par exemple : bouchée focaccia saumon fumé et brochette de melon au sésame et serrano). Suit une entrée (par exemple : piquillos farci chiquetaille de cabillaud), puis deux plats chauds sont proposés, à base de poisson ou de viande. Ce soir, un filet de saumon avec gratin de giraumon nous a été servi. Mais des repas spéciaux (sans gluten, sans lactose, etc.) sont possibles selon les exigences et contraintes de chacun. Avant le dessert, une assiette de fromage accompagnée d’une salade verte et tomates cerises est également servie, accompagné d’une confiture de fruit exotique. L’ensemble s’accompagne d’un choix de pain blanc ou complet servi tiède. La carte des vins, sur ce vol, proposait deux rouges (un Saint-Emilion grand cru, 2019 et un Haute-Côte de nuits, Chartron & Trebuchet, 2022) et un blanc (Chablis, 2023) ; de belles références, dont le service se fait à discrétion tout au long du vol. Un digestif (cognac, rhums, tisanes Dammann Frères, chocolat chaud) est finalement offert.

S’il n’est pas rare que les grandes compagnies nationales proposent davantage de choix, il faut souligner que la cuisine bistronomique offerte par Air Caraïbes (cuisine française aux saveurs créoles) se révèle d’une grande qualité, en termes de fraîcheur des produits notamment. En outre, le service à discrétion est un atout, là où d’autres compagnies peuvent parfois limiter le voyageur un peu trop rapidement. A notre sens, mieux vaut cette solution proposée par Air Caraïbes, dont les valeurs familiales du groupe Dubreuil se ressentent largement.
Sur ce vol de nuit, la plupart des voyageurs profitent des heures restantes pour dormir. La nouvelle « Madras » le leur permet tout particulièrement, grâce aux sièges inclinables à 180° qui se transforment en lit intégral. Un surmatelas est proposé, afin d’améliorer le confort du coucher tout en garantissant une propreté parfaite au voyageur, ainsi qu’une couverture épaisse. Dans la trousse de toilette offerte à chaque passager, un masque de sommeil aromatisé à la lavande et de multiples attentions (crèmes pour les mains, bouchons d’oreilles, etc.) permettent de rendre le vol plus confortable.

Une heure avant l’atterrissage, le petit-déjeuner chaud est servi. Il repose sur une double proposition chaude (nous avons choisi l’omelette créole, qui était à la hauteur des attentes), accompagné de pain, viennoiseries et boissons chaudes et fraîches ainsi que de fruits frais (melon et ananas).
A l’arrivée au Terminal 4, les voyageurs « Madras » quittent l’avion les premiers, et l’attente au sol demeure réduite grâce à la livraison prioritaires de bagages « business ».